D’autres poèmes illustrés…

Poème de Lola Rastaquouere

lola

« Où s’en va vaciller la louve
Sous quelle lune? En quelle nuit ?
Où s’en vont grincer ses canines?
En quel conte? En quelles babines?
Où s’en va-t-elle vagabonder?
Inopportune, indésirée.
Quittant l’antre de mon ventre
Laissant la meute, elle se recentre
Sous quelle lune? En quel lit?
Où s’en va hurler à la nuit
L’animal? Elle s’enfuit
Et se déploie, la gorge hurlante
Et se dresse, la toison luisante
Et défie l’étendue et dénie
Se met nue
Et vacille ….  »

 

Poème de Misstaire H.

misterh

La femme aux couettes

On entend le va et vient des vagues
On entend les cris des mouettes
Parfois elle dit « vague »
La femme aux couettes
La mer mange les pierres de son petit espace
La mer à faim d’un appétit délicieusement lent
Plein de courage, plein de détermination, elle fait face
C’est là qu’elle a créé son imaginaire amant
Marin, il a pris la flotte dans son beau parapluie
Elle a vaincu la folie, elle a vaincu l’ennui.
On compte huit, neuf, dix vagues.
On n’entend pas des chouettes
Dés fois, elle regarde les vagues
La femme aux couettes.

 

Poème de Gilles LEUKADE

gilles

Rêve s’offrait devant les cieux
D’une sainte nudité s’admirait
À la recherche d’une rose bleue
D’une larme obscure scintillait
La sculpture d’une chair à l’argile idéale
Si fragile devant l’homme féodal
Ce fut là, l’essence du deuxième
Pour que l’un sache ce qui aime
O. Merveille d’un sublime
Après l’esquisse vint l’œuvre d’art
Est-ce que cela était dû au hasard
Quand de ce voile, se dénuda l’intime
Tout de ces dons, d’un baiser pour le cœur
L’étreinte de la beauté sublimant le divin
Le tout, en gardant espoir d’un lendemain
De Dame nature, à l’excellence de ses fleurs
Flore offrant à Faune, l’extase d’une flamme
Quand de la plus belle, s’épanouissait la femme.

 

Poème de Caroline Dahyot

caroline

La lune et le soleil ne se touchaient pas.
Mais ils se regardaient.
Le soleil aimait montrer à la lune qu’il la voyait.
Alors il l’éclairait avant de se cacher.
Le soleil transmettait son désir aux humains.
La lune les incitait à s’allonger.
Les humains regardaient la lune avant de s’embrasser.
Les humains célébraient le soleil avant de s’embraser.
C’est par eux que la lune et le soleil s’unissaient.
Quand ils gémissaient c’est la lune et le soleil qui se parlaient.
Les étoiles aiment que sur la terre les être s’accouplent.
Nous leur offrons ainsi nos mains, nos baisers, nos bruits légers.
Célébrons l’univers pour ne pas le faire aller de travers…

Caroline Dahyot